Comment devient-on expert ?

 

La profession d’expert n’est pas encore encadrée en France, tout un chacun pourrait donc s’autoproclamer expert, mais attention, c’est une profession difficile et qui nécessite de vraies et larges connaissances et compétences.

Peio Rahola a commencé à travailler en tant qu’expert en 2015, poussé par deux experts déjà connus et reconnus, Gilbert Lachaume et André Marchand.
A la fin de sa carrière professionnelle, comme il est expliqué dans son CV, Peio Rahola dirigeait la boutique Deyrolle, à ce titre, il connut Isabelle Boudot de la Motte, commissaire-priseur officiant alors chez Artcurial où elle avait initié une spécialité de ventes d’histoire naturelle et auprès de laquelle il achetait des spécimens pour Deyrolle.
Lorsque Peio Rahola décida que quitter Deyrolle, il expliqua à Isabelle Boudot de la Motte qu’il aimerait s’essayer à la profession d’expert et celle-ci lui permit de commencer son activité à ses côtés.
Ainsi commença une collaboration entre commissaire-priseur et expert qui perdure, s’améliore et se renforce chaque jour.

L’objectif recherché par un commissaire-priseur avec l’assistance de son expert est d’organiser des ventes bien préparées en amont, respectant les impératifs légaux et ne pouvant donner lieu à aucune récrimination lors des divers contrôles possibles (OFB, Douanes).

L’objectif recherché par un commissaire-priseur avec l’assistance de son expert est bien d’organiser des ventes bien préparées en amont, respectant les impératifs légaux et ne pouvant donner lieu à aucune récrimination de la part des contrôleurs qui parfois, bien que la législation soit respectée, recherchent et finissent par trouver des failles, contestables, certes, mais à quel prix !

L’expert qui, rappelons-le, est assermenté, peut être requis par décision judiciaire pour fournir au tribunal un avis consultatif, une expertise simple ou bien contradictoire.

Dans la vente aux enchères publiques, l’expert se distingue du commissaire-priseur  dans le degré de connaissance de l’objet comme dans la médecine, le spécialiste se distingue du médecin généraliste. Si une vente courante peut se concevoir sans expert, son intervention paraît indispensable dans une vente aux enchères publiques de « spécialité ».
La nécessité du recours à un expert dépend cependant largement de la nature de l’objet. Dans le cas de collections animales, il est fait appel à l’expert pour identifier le plus précisément possible l’animal considéré, indiquer son ancienneté, noter son état, estimer sa valeur, faire le point sur son historique, collationner les documents nécessaires à sa vente, rédiger des certificats ou des rapports d’expertise qui au final permettront de mieux mettre en valeur l’objet à vendre.
Il est à noter que des maisons de ventes ont vu leur responsabilité engagée pour n’avoir pas sollicité d’expert pour la vente d’objets sujets à polémique.
La contestation d’une expertise peut donner lieu à des actions en justice parmi lesquelles :
action en responsabilité de l’expert pour voir ce dernier condamné à verser des dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par sa faute, action en nullité pour voir annuler la vente qui a été conclue sur la base de son expertise.
Ces actions doivent être engagées devant les juridictions civiles, indépendamment des poursuites que pourraient justifier des infractions pénales.

L’étude d’un objet, qui va permettre son identification, est au cœur de la mission de l’expert. Sur le plan juridique, elle est l’essence même de l’obligation de moyen à laquelle est soumis l’expert et engage sa responsabilité.
Cette analyse peut prendre plusieurs formes. Elle commence par un examen visuel, éventuellement poursuivi par un examen approfondi. Une analyse scientifique peut être souhaitable dans certaines situations, pour des spécimens de grande valeur ou spécimens qui suscitent des débats d’experts. Elle permet notamment de déterminer la nature et l’âge des spécimens et de mettre à jour certains artifices techniques.
L’apporteur d’affaires n’engage pas sa responsabilité sur la qualité des objets vendus. Il n’a pas d’obligation d’assurance. Il n’est pas un expert. Son rôle est de mettre en relation un ou plusieurs vendeurs et un opérateur de ventes volontaires, moyennant une commission de celui-ci.
L’expert peut cumuler son activité avec celle d’apporteur d’affaires, il doit alors veiller à exprimer clairement la nature de son activité.

 

Quel est le rôle de l'Expert ?

 

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